India Gabrielle Duplantier

India




Choc et enchantement
En inde il ne faut rien vouloir.



(...)Les femmes passent, habillées de soies brillantes, enjambent les amoncellements de déchets qui couvrent le sol dans des nuées de mouches, le trafic est un cirque incessant, les motos et les bus frôlent à la mort les enfants à moitié nus qui jouent et courent comme dans les bois, les files d’étalages proposent je ne comprend pas quoi, gens debouts, gens couchés, gens qui marchent, gens en cercle, gens qui travaillent, les indiens me regardent comme une bête curieuse, je les observe et ils m’observent; nous sommes content, on se sourit.

Le flot est un spectacle, ce chaos semble avoir un sens, cette agitation à son but. Des images enfouies prennent vie, ce choc est doux.
Chaque endroit où mon regard se pose est un tableau parfait et singulier, tout va de soi, la beauté et la laideur fusionnent à rendre fou, je comprend pourquoi je suis là. Ca arrache les yeux.
Je voudrais faire parti de cette humanité fascinante, être indienne un instant pour comprendre, cohabiter avec ce désordre.
De ce paysage détruit et misérable, accompagné d’odeurs nauséabondes, je ne reconnais rien sauf la beauté.(...)





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