Principales Expositions - Gabrielle Duplantier
Principales Expositions
Parcours

Gabrielle Duplantier a étudié la peinture et l'histoire de l'art à la faculté des Arts Plastiques de Bordeaux.
La photographie constitue alors une passion annexe. Une fois son diplôme obtenu,
elle décide de travailler sa pratique photographique seule et s’installe à Paris ou elle travaille
comme assistante de photographes ou photographe de plateau.
En 2002 elle retourne vivre au Pays basque. Inspirée par ce pays riche et énigmatique,
elle se lance à son initiative dans une série d'images sur ces lieux, où paysages,
personnages, animaux, familiers ou non, apparaissent en visions impressionnistes.
Depuis des prises de vues souvent accidentées à des expérimentations en chambre noire,
il faudra du temps pour qu’émerge son écriture photographique personnelle : inspirée par les peintres,
un univers intimiste, essentiellement féminin, qui révèle le fantastique de l’ordinaire, avec un traitement sombre du noir et blanc.
Parallèlement à ses diverses collaborations avec la presse, l’édition ou avec des musiciens,
Gabrielle poursuit son travail personnel sur le portrait féminin, un de ses sujets privilégiés,
ou le Portugal, le pays de ses racines, où elle voyage régulièrement.
En 2012, le travail de Gabrielle Duplantier figure dans MONO, édité par GOMMA books,
monographie des photographes noir et blanc internationaux tels que Anders Petersen,
Mikael Ackerman, Trent Park ou Roger Ballen.
Après VOLTA publié aux Editions Lamaindonne en 2014, Gabrielle vient de sortir son nouveau livre TERRES BASSES.

Collection FNAC et nombreuses collections privés.
Lauréats Grand Concours Agfa 2003 -
Coup de Cœur Bourse du Talent Portrait, Photographie.com 2005 -
Lauréats Parole photographique Actuphoto 2008
Bourse du Ministère de la Culture et du CNAP, Commande Jeunes-Génération 2017


Livres

Chapelles du Pays basque - Editions Cairn 2009
La mer console de toutes les laideurs - Textes de Marie Darrieussecq - Editions Cairn 2012
Les enfants d'ici - Editions Lezard qui bougent 2012
MONO - Collection of contemporary black and white photography - Gomma Books 2012
VOLTA - Editions Lamaindonne - 2014
EYES WILD OPEN - André Frères Editions - 2018
TERRES BASSES - Editions Lamaindonne -2018


Principales Expositions
Personnelles

2018 Terres Basses, Galerie Confluence, Nantes
2017 Regard sur le Pays Basque - Bibliothèque de Bordeaux, France
2o17 VOLTA - Espace St Cyprien, Toulouse, France 
2o15 Dantza Izpiak - Institut Culturel Basque - Biarritz et Bordeaux, France
2o15 VOLTA - Museu UFPA, Belèm, Brésil
2o14 Les enfants d'ici - Musée basque et de l'histoire de Bayonne, France
2o13 CCAS - Mairie de Bordeaux, France
2o12 Les enfants d'ici - festival Rencontre Improbable, Bayonne, France
2o12 Galerie Anne Broitman, Biarritz, France
2o1o Centro Cultural Lugaritz, San Sebastian, Espagne
2oo8-2oo9 Paysages intimes/ Ikuspegi goxoak, exposition itinérante, Alliances Françaises, Espagne
2oo7 Paesaggi interiori, Festival Triestèfotographia, Trieste, Italie
2oo6 Cloitre d’Urdax, Espagne
2oo4 Bardos / Conseil général des Pyrénées Atlantiques, France

Collectives

2o18 Eyes Wild Open / About a Trembling Photography. Musée Botanique Bruxelles.
2o17 Jeunes-Génération/Commande publique CNAP/Cétavoir- Niort Villa Pérochon et Festival de Sète.
2o16 Les Nuits Noires Photographique - avec Jane Evelyn Atwood - Forum des arts et de la culture, Talence, France
2oo9 International festival of photography, Pingyao, Chine
2oo8 Mois off de la photo, Cartonnerie, Paris, France
2oo9 7photographes au P.basque/ Musée Basque, Bayonne, France
2oo8 Lauréats Parole photographique, Vendôme, France
2oo8 I bought me a cat, b-gallery, Rome, Italie
2oo8 Charlet's photographes, Centre Iris, Paris, France
2oo6 Salon Les indépendances, Enghein-les-bains, France
2oo5 Cycle Keep the distance, Espace Lhomond, Paris, France
2oo4 Lauréats Prix Agfa / Comptoir du marais, Paris, France

Projections

2o16 TEMPS ZERO, Grèce et Rome
2o15 Angkor Photo Festival, Angkor, Cambodge
2o15 TEMPS ZERO, Encontros da imagem, Braga, Portugal
2o15 GETXOPhoto Festival, Getxo, Espagne
2o15 MERCADONEGRO – Montevideo, Uruguay
2o14 COIL PROJECT - Television Control Center, Athens, Grèce
2o13 TEMPS ZERO projection + concert - Paris,Toulouse, Berlin
2o13 Itinéraires des photographes voyageurs - Bordeaux, France
2oo7 EXILS, 9 photographers, 9 visions. Paris, France


Textes

Ecorchée vive, creusant une sombre poésie dans des noirs et blancs profonds,
Gabrielle Duplantier développe une recherche intimiste pour mettre à nu la pureté d’un visage, la sensualité des formes,
la puissance de la lumière, le mystère de la vie planqué sous les apparences de ses personnages souvent féminins égarés
dans des chambres exiguës ou des paysages improbables à la recherche de leur identité.
Certains verront à travers les images volontairement décadrées, floues, bougées,
dont le grain assure une espèce de blues où errent des êtres fantomatiques quelques signes du Pays basque,
d’autres relèveront l’intimité sensuelle, le frémissement ou l’abandon des corps qui forment la tribu affective où se meut la photographe.
Dans la lignée de la très victorienne Julia Margaret Cameron ou plus près de nous, de photographes tel que Mario Giacomelli,
Paulo Nozolino ou Dolores Marat dont l’oeuvre met à jour des territoires terriblement subjectifs et personnels à la fois fragiles et poétiques,
Gabrielle Duplantier à peine âgée de tente ans invente des petites fictions et des moments complices.
Ceux-ci puisent leur énergie et leur beauté trouble à partir de la terre même où elle puise sa raison d’être
et de cette lumière si particulière que lui offre les incertitudes du climat et des intempéries.

Claude Nori. 2009.


VOLTA. Article paru dans Libération - Septembre 2014

Gabrielle Duplantier, née en 1978 à Bayonne, est une photographe de l’apparition. Son nouveau livre, Volta, en fait foi.
A chaque instant, elle se bat avec la lumière comme si elle cherchait à la fois à séduire la lune et à remettre le soleil à sa place,
un duel farouche.
Car s’il fait noir dans ce livre assez étrange mais qui ne provoque aucun malaise (pas de vampire, à peine quelques fantômes,
un ou deux squelettes), il y a un vrai désir de porter chaque sujet à son zénith.
Non comme une question de vie ou de mort mais plutôt pour que chacun puisse éprouver cette glissade vers le flou,
ce pas de côté, ce sable mouvant qu’est aussi la photographie quand elle s’essaie à s’ouvrir pleinement aux autres.
Cette quête de la faille, qui sépare et entrouvre tel un éventail son champ d’action,
permet à Gabrielle Duplantier de varier son approche,
lui évitant de tomber dans le panneau de la facilité. Ou, pire, sur les boulevards si fréquentés de la mélancolie.
Dans son univers sensoriel, empli d’une chorégraphie amoureuse qui réunit humains et animaux sur le même plan,
cette jeune femme révèle comment, sous les peaux, se cache peut-être l’essentiel des rêves.
Qu’elle chahute parfois allègrement selon sa petite musique intérieure.
Chacun y lira secrètement sa propre fiction, voyant dans ces têtes coupées en plein champ un hommage aux héros de la Commune.
Ou dans cette scène au bord de l’eau l’intensité de ces étés où il suffit d’un chant d’oiseau pour être heureux sur-le-champ.
La préface est signée par Maylis de Kerangal.

Brigitte OLLIER. 2014 
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